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Ma première fille a rencontré des soucis auditifs lié à un gène « fort » chez moi (otites à répétition, tympan qui se perce…) avec des risques de surdité car son canal auditif était trop petit. 

A l’époque je m’étais interrogée sur "Comment communiquer avec ma fille si elle devient sourde ?"

C'est en m'intéressant à la langue des signes française (LSF) que j'ai découvert par hasard le concept. La formatrice, Bénédicte Fabert nous a alors à ma grande surprise appris qu'elle n'allait pas nous former à la LSF mais au concept bébé signeur !!!

 

Au début, j'avoue avoir été très déçue. Puis, j'ai relativisé. De toute façon, je suis déjà en formation... autant voir ce que c'est et elle nous avait dit qu'elle nous transmettrait des signes issus de la LSF.

 

J'étais vraiment très dubitative par rapport au concept. Je n'y croyais vraiment pas : comment un bébé peut-il exprimer ses besoins alors qu'il ne maîtrise pas totalement son corps ? Les mots qui me venaient à l'esprit était "effet de mode" et "arnaque".

 

Cependant, j'ai joué le jeu et je l'ai appliqué au quotidien. J'étais à l'époque assistante maternelle. A ma grande surprise, j'ai vu les signes venir... cela fonctionnait vraiment.

J'étais tellement convaincue que j'ai décidé de le promouvoir. Avant d'accompagner les enfants à mon domicile, j'avais déjà travaillé dans le domaine de l'animation (centre de loisirs et animatrice bénévole en centre socioculturel) et la formation (dans le domaine de la bureautique mais également du Bafa pour l'UFCV).

 

C'est donc tout naturellement que j'ai construit mon projet professionnel pour devenir animatrice et formatrice bébé signeur.

Pour ces deux métiers, j'ai suivi la certification de l'association "Bébé fait moi signe". Mes formatrices ont été : Monica Companys, Isabelle Cottenceau et Bénédicte Fabert. 

Je suis devenue indépendante en 2015. Durant cette période, tout en exerçant mon activité en sous-traitance, j'ai continé à approfondir mes connaissances dans le domaine de la petite enfance, du handicap, de la langue des signes française et des techniques d'apprentissage bienveillantes.

Pour exercer le métier de formateur, être titulaire du diplome n'est pas obligatoire (pour l'instant).

Mais comme je veux m'inscrire dans un cadre professionnel de qualité, j'ai suivi une formation de formateur pour adultes que j'ai validé en février 2019.

Je me suis alors sentie prête à monter mon propre organisme. Après avoir rempli un bon gros dossier admistratif, "Nos mains ont la parole"  voyait officiellement le jour en septembre 2019.

 

Aujourd'hui, toujours dans une démarche de qualité, je suis entrain de monter un dossier pour faire référencer mon organisme de formation "Qualiopi". Cette certification attestera de la qualité de mon organisme à toutes les étapes.

 

Une nouvelle aventure commence... ! 

Christelle Boulay. 

 

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